TORONTO, 24 août 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Les tendances et aperçus trimestriels Pouls du marché d’Equifax CanadaMD du T2 2026 révèlent que la dette totale des consommateurs canadiens s’est élevée à 2,68 billions de dollars, soit une hausse de 4,18 % par rapport au T2 2025, et une hausse de 1,3 % comparativement au trimestre précédent.
Après une diminution de la dette non hypothécaire au T1 2026, les soldes ont connu un rebond saisonnier au T2. La dette non hypothécaire a atteint 712,2 milliards de dollars au T2, soit un bond de 4,8 % en glissement annuel, et une augmentation de 2,09 % par rapport au T1 2026. Les taux nationaux d’arriérés sur les soldes non hypothécaires de 90 jours et plus ont connu une amélioration saisonnière pour atteindre 1,76 % au T2 2026, contre 1,79 % au T1, bien qu’ils soient demeurés élevés par rapport au taux de 1,70 % observé il y a un an.
« Entre mars et juin, nous constatons généralement une hausse des niveaux d’endettement non hypothécaire ainsi qu’une baisse des paiements omis », a déclaré Rebecca Oakes, vice-présidente des analyses avancées à Equifax Canada. « Cette année montre un portrait similaire, car les consommateurs demeurent prudents, en particulier sur le plan des achats majeurs. De plus, alors que la hausse des taux d’arriérés a commencé à ralentir, des zones de tensions croissantes sont toujours évidentes dans certains secteurs. »
Les détenteurs de prêt hypothécaire en Ontario continuent de montrer des signes de difficultés financières
Bien que les données du T2 laissent entrevoir une situation globalement stable sur le plan du degré de solvabilité des Canadiens et Canadiennes, les détenteurs de prêt hypothécaire en Ontario continuent de faire exception à cette tendance. En Ontario, les paiements omis sur les prêts hypothécaires de 90 jours et plus ont augmenté chaque trimestre au cours des 4 dernières années, et un plus grand impact a été observé sur d’autres types de dettes détenues par ces personnes.
À l’échelle nationale, la dette non hypothécaire des détenteurs de prêt hypothécaire a augmenté de 1,9 % par rapport au trimestre précédent, en atteignant 304,6 milliards de dollars au T2. Leur taux d’arriérés non hypothécaires de 90 jours et plus a grimpé à 0,77 %, soit une augmentation de 0,4 % par rapport au T1, et une hausse de 12,5 % par rapport à l’année précédente.
En Ontario, le taux d’arriérés non hypothécaires de 90 jours et plus a augmenté de 2,2 % par rapport au T1, et a atteint un énorme 27 % comparativement à l’année 2025, pour atteindre 0,86 %. Si l’on exclut l’Ontario, le taux national n’a augmenté que de 2,1 % en glissement annuel, ce qui met en évidence la divergence observée en Ontario.
« Les données montrent clairement que la pression persistante liée aux taux d’intérêt plus élevés et les chocs de renouvellement des prêts hypothécaires ont une incidence sur de nombreux propriétaires depuis plusieurs années », mentionne Mme Oakes. « Cependant, l’Ontario continue de se démarquer par le biais de certains détenteurs de prêt hypothécaire qui ont du mal à respecter d’autres obligations de crédit. »
Pour les personnes sans prêt hypothécaire, les perspectives étaient plus favorables : leur taux d’arriérés non hypothécaires de 90 jours et plus s’est amélioré de 2,3 % (atteignant 2,5 %) par rapport au T1 2026, demeurant ainsi presque inchangé en glissement annuel. Toutefois, les perspectives n’étaient pas aussi bonnes en Ontario, où les taux d’arriérés non hypothécaires de 90 jours et plus ont augmenté de 3,0 % par rapport à il y a 12 mois.
Les acheteurs d’une première propriété s’appuient de plus en plus sur les coemprunteurs et coemprunteuses
La proportion de prêts hypothécaires conjoints chez les acheteurs d’une première propriété est passée de 57,6 % en 2016 à 70,9 % au T2 2026. Parmi les acheteurs d’une première propriété âgés de moins de 35 ans, l’Ontario et la Colombie-Britannique affichaient une proportion environ deux fois plus élevée de prêts hypothécaires conjoints impliquant des emprunteurs dont l’écart d’âge était de 20 ans ou plus que dans le reste du Canada, ce qui révèle un recours plus important au soutien parental ou familial. « Pour plusieurs jeunes Canadiens et Canadiennes, acheter une première propriété semble de plus en plus impliquer une autre personne », a déclaré Mme Oakes. « Le soutien familial semble jouer un rôle plus important dans les marchés où les coûts sont plus élevés. »
Les soldes des cartes de crédit augmentent
Après un début d’année lent sur le plan de l’utilisation des cartes de consommateurs, les soldes des cartes de crédit ont augmenté au T2, alimentés par une hausse saisonnière des dépenses chez les consommateurs. Une fois ajusté en fonction de l’inflation, le montant des dépenses moyennes par consommateur, par carte de crédit, a augmenté de façon constante tout au long du trimestre pour atteindre 2 192 $, soit une hausse de 1,4 % par rapport à il y a 12 mois.
Par conséquent, la dette nationale liée aux cartes de crédit a grimpé à 134,2 milliards de dollars comparativement à 130,6 milliards de dollars au T1 2026. Le taux d’arriérés de 90 jours et plus lié aux cartes de crédit nationales a légèrement augmenté, passant de 4,28 % au trimestre précédent à 4,19 %, mais il est demeuré supérieur à celui de 2025, affichant une hausse annuelle de 6,8 %.
Les habitudes de paiement par carte de crédit sont demeurées stables; 65 % des consommateurs remboursant chaque mois la totalité de leur solde de carte de crédit. Les niveaux liés au paiement minimum de 4 % sont également restés stables. Un récent sondage d'Equifax Canada mené auprès des consommateurs a révélé que les consommateurs interrogés étaient préoccupés par le fait d’effectuer leurs paiements; 25 % des répondants ont indiqué qu’ils ne s’attendaient à effectuer que des paiements minimums dans les mois à venir, tandis que 7 % d’entre eux croient qu’ils risquent de prendre du retard.
« Lorsque nous comparons notre récent sondage aux données que nous examinons aujourd’hui, cela met en évidence que bien que les chiffres soient actuellement stables, les consommateurs pourraient être inquiets de se maintenir dans cette position », a expliqué Mme Oakes. « Il semble y avoir une grande incertitude dans l’environnement actuel, et nous devons être conscients de l’impact que toute pression économique supplémentaire pourrait avoir sur ce groupe de consommateurs en particulier. »
Les consommateurs demeurent prudents quant à l’achat d’un véhicule neuf
Le secteur automobile a repris une certaine dynamique saisonnière au T2 2026. Les soldes des prêts automobiles (accordés par des sociétés de crédit captives et par des banques spécialisées dans le secteur automobile) ont atteint 179,1 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 2,2 % par rapport au T1 2026, ainsi qu’une augmentation de 4,9 % en glissement annuel. Toutefois, cette augmentation s’est avérée inférieure aux résultats prévus pour cette période de l’année. Le nombre de nouveaux prêts automobiles ouverts au T2 a été 9,2 % inférieur à celui du T2 2025, une tendance similaire à celle observée au T1. Le montant moyen des nouveaux prêts était beaucoup plus élevé par rapport à il y a 12 mois, passant en moyenne de 34 713 $ à 36 979 $. Les montants plus élevés des prêts ont contribué à la hausse du solde global.
« Même avec des incitatifs de financement et des baisses du prix des véhicules d’occasion, de nombreux consommateurs semblent retarder leurs achats importants comme des véhicules neufs et attendre en suivant l’évolution de l’économie. Les conditions économiques et l’incertitude liée à l’emploi continuent d’influencer les décisions des ménages », a ajouté Mme Oakes.
Sur une note positive, le taux global d’arriérés de 90 jours et plus lié aux prêts automobiles s’est amélioré pour atteindre 1,10 %, soit une baisse par rapport au résultat de 1,11 % du trimestre précédent. Cette amélioration a été principalement attribuable au marché des véhicules d’occasion, alors que les nouveaux prêts automobiles ont enregistré une légère hausse sur le plan des taux d’arriérés plus graves.
Les tendances et aperçus trimestriels Pouls du marché d’Equifax CanadaMD sur le crédit aux consommateurs tirent parti de données et d’analyses de pointe pour fournir des renseignements essentiels à l’écosystème financier du Canada, afin d’aider les consommateurs à profiter de la meilleure situation financière possible.
Analyse par groupes d’âge – Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)
| Dette moyenne (T2 2026) | Variation de la dette moyenne en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + ($) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés ($) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + (nbre) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés (nbre) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | |
| 18 à 25 | 8 746 $ | 3,42 % | 2,15 % | -5,59 % | 2,50 % | -2,31 % |
| 26 à 35 | 17 632 $ | 0,74 % | 2,59 % | 4,40 % | 2,62 % | 6,14 % |
| 36 à 45 | 27 509 $ | 1,57 % | 2,12 % | 2,98 % | 2,29 % | 4,80 % |
| 46 à 55 | 35 379 $ | 1,84 % | 1,63 % | 6,46 % | 1,88 % | 5,37 % |
| 56 à 65 | 30 718 $ | 4,69 % | 1,27 % | 4,17 % | 1,31 % | 7,26 % |
| 65 et + | 15 567 $ | 4,17 % | 1,15 % | -0,79 % | 0,82 % | 3,55 % |
| Canada | 22 699 $ | 2,59 % | 1,76 % | 3,09 % | 1,83 % | 4,67 % |
Analyse par grandes villes – Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)
| Ville | Dette moyenne (T2 2026) | Variation de la dette moyenne en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + ($) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés ($) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + (nbre) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés (nbre) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) |
| Calgary | 24 955 $ | 2,46 % | 2,20 % | 2,29 % | 1,91 % | 3,25 % |
| Edmonton | 24 189 $ | 1,32 % | 2,69 % | -2,81 % | 2,33 % | -0,95 % |
| Halifax | 22 101 $ | 2,84 % | 1,54 % | -0,82 % | 1,82 % | 4,50 % |
| Montréal | 17 724 $ | 3,00 % | 1,59 % | 2,58 % | 1,80 % | 4,92 % |
| Ottawa | 20 000 $ | 1,39 % | 1,62 % | 7,48 % | 1,57 % | 9,68 % |
| Toronto | 21 866 $ | 2,59 % | 2,34 % | 5,12 % | 2,29 % | 5,58 % |
| Vancouver | 24 507 $ | 3,85 % | 1,47 % | 4,28 % | 1,65 % | 6,60 % |
| St-Jean (T.-N.-L.) | 24 612 $ | 1,27 % | 1,43 % | -5,91 % | 1,82 % | 0,30 % |
| Fort McMurray | 38 074 $ | 0,96 % | 2,51 % | -15,34 % | 2,79 % | -8,94 % |
Analyse par provinces – Taux d’arriérés liés à la dette et au solde total (excluant les prêts hypothécaires)
| Province | Dette moyenne (T2 2026) | Variation de la dette moyenne en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + ($) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés ($) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) | Taux d’arriérés de 90 jours et + (nbre) (T2 2026) | Variation du taux d’arriérés (nbre) en glissement annuel (T2 2026 vs T2 2025) |
| Ontario | 23 289 $ | 2,29 % | 1,91 % | 7,89 % | 1,95 % | 8,05 % |
| Québec | 19 923 $ | 3,32 % | 1,13 % | -1,04 % | 1,41 % | 1,28 % |
| Nouvelle-Écosse | 22 236 $ | 3,23 % | 1,65 % | -1,70 % | 1,99 % | 3,80 % |
| Nouveau- Brunswick | 23 509 $ | 7,56 % | 1,62 % | -9,47 % | 2,03 % | -2,37 % |
| Î.-P.-É. | 24 827 $ | 2,89 % | 1,29 % | 2,96 % | 1,78 % | 0,62 % |
| Terre-Neuve | 25 436 $ | 1,38 % | 1,52 % | -5,65 % | 1,95 % | 1,71 % |
| Région de l’Est | 23 459 $ | 4,14 % | 1,59 % | -4,85 % | 1,98 % | 1,15 % |
| Alberta | 25 082 $ | 1,31 % | 2,45 % | -0,63 % | 2,15 % | 0,06 % |
| Manitoba | 18 887 $ | 1,90 % | 1,77 % | -0,87 % | 1,87 % | 4,40 % |
| Saskatchewan | 23 764 $ | 1,22 % | 1,72 % | -4,85 % | 1,89 % | -0,45 % |
| Colombie- Britannique | 23 558 $ | 2,86 % | 1,57 % | 3,27 % | 1,72 % | 5,43 % |
| Région de l’Ouest | 23 670 $ | 2,05 % | 1,94 % | 0,35 % | 1,91 % | 2,52 % |
| Canada | 22 699 $ | 2,59 % | 1,76 % | 3,09 % | 1,83 % | 4,67 % |
* Selon les données Equifax du T2 2026
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